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DUB INCORPORATION
Diversité

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1 Diversité
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Interview de DUB INC' au Festival Froggle Rock à Veneuil sur Avre en 2005.

Interview de DUB INC' au Festival Froggle Rock à Veneuil sur Avre en 2005.
Cap'tain Planet : Tout d'abord, comment peut-on décrire Dub Incorporation ? De dub, il n'y a que le nom ...

Aurélien : Au début du groupe, Dub Incorporation n'était qu'un trio instrumental : guitare, basse, batterie. Au fur et à mesure des rencontres, le groupe s'est composé de 7 musiciens. On s'est amusé à divaguer et au bout du compte on a quand même gardé le nom. Tu sais que le dub s'est aussi une interprétation parce qu'on ne peut pas dire que le dub français, c'est du dub... c'est UN dub. Nous on a décidé de garder cette ambiance là ... et puis il ne faut pas de justification pour tout ! (rires).

C : Dub Incorporation c'est une équipe d'une dizaine de personnes au total. Comment s'organise-t-on lorsqu'on est autant ?

Hakim : Y a pas vraiment de secret. On essaye d'être assidus. On prend conscience que ça fait 7 ans qu'on joue ensemble. Ce qui nous motive c'est qu'on arrive à créer, qu'on arrive à se comprendre. Et ça durera encore un bon moment !
Aurélien : C'est vrai que chacun a réussi à trouver sa place. On est tous indépendants : certains travaillent sur les textes, d'autres sur les instrumentaux, d'autres encore sur l'administratif, etc...

C : Qu'est ce qui pousse un groupe à se dire qu'il faut entrer en studio ?

Hakim : Tout simplement pour laisser une trace de ce que l'on fait. C'est un pur plaisir de pouvoir enregistrer des morceaux pour pouvoir ensuite l'écouter chez soi. Les gens aiment avoir une trace. La communication du groupe passe aussi par là. Et puis le studio a son charme ...
Aurélien : Pour Dub Inc. le premier album représente 5 ans de travail sur scène qu'on a mis sur disque. Là, pour « Dans le décor » on s'est donné 1 ans pour renouveler notre répertoire. Sur 8 mois on a fait que composer ...

C : Pouvez-vous nous dire comment s'est passé tout le processus de création de cet album ?

Aurélien : On a fait une pré-prod durant les premiers mois. A partir du moment où les morceaux venaient petit à petit on a enregistré une maquette qu'on a envoyé à Sam Clayton, un jamaïcain qui vie dans la région de Saint Etienne. Quand on avait tous nos morceaux de prêts on est entré en studio. Pour la première fois on a enregistré les instruments en live. Une seule prise pour batterie / basse, ensuite les guitares et enfin le clavier et les chants. En tant qu'indépendants on n'a pas fait vraiment de pré-promotion. On a tout fait après que l'album soit enregistré. Ca reste toujours un peu amateur mais je pense qu'on s'est bien débrouillé...

C : Quel travail vous a demandé le plus d'efforts ?

Hakim : La création. Ca demande beaucoup d'efforts, d'énergie, de réflexion. Tu t'enfermes pendant 3 – 4 mois et tu cogites sans cesse. C'est pas le travail le plus difficile mais à terme c'est le plus convaincant...

C : Au final, à la sortie de « Dans le décor » de quoi êtes vous le plus fier ?

Aurélien : Tout d'abord d'avoir sorti l'album mais aussi et surtout de l'avoir fait en indépendant, sans aucune distribution. Pendant un moment on pensait signer pour un contrat en licence avec un petit label mais au final on a dû travailler seul. Une perte est parfois un gain. On a réussi à emprunter et à financer l'album en se serrant la ceinture. On a fait la production et la promotion par nous même... L'album est entré la première semaine à la 61 ème place des charts et quand tu vois la liste des personnes qui sont au-dessus et en dessous, c'est une chose dont tu peux être fier.

C : Vous êtes donc fier de ce que vous avez produit, vous pensez avoir réussi à corriger tous les défauts qui ressortaient du précédent album ?

Hakim : Elle est difficile ta question. Je peux te répondre 'oui' comme je peux te répondre 'non'. Chacun y voit sa personnalité. Pour ma part il y a des choses que j'ai essayé de corriger selon ma vision des choses mais en tous cas une chose est sûre, c'est qu'avec « Dans le décor » j'ai acquis une maturité. Pas à maturité, mais à UNE maturité. Après c'est au public de juger ...

C : Depuis le précédent album on ressent une évolution dans la mentalité du groupe. Est-ce que Dub Incorporation est plus serein qu'avant ?

Aurélien : Je pense que ça va avec ce que l'on disait avant. Peut-être qu'avec cette maturité, il y a une sérénité qui s'est installée. Si tu parles au niveau musical, on s'est peut-être plus calmés...
Hakim : On est peut-être plus calmes et soudés mais on a toujours autant la rage ! Je pense qu'on l'a même encore plus qu'avant...


C : Vous êtes un groupe qui tourne beaucoup, est ce que ces voyages laissent une trace dans vos chansons ?

Aurélien : Oui, un exemple concret : nous sommes allés au Sénégal sur l'île de Gorée et on en a tiré le morceau « Chaines » qui parle de la traite des esclaves. Et puis ce qui nous intéresse dans la scène s'est d'aller voir les gens. Après ça peut se ressentir dans nos textes, pas forcément dans les thèmes mais dans la manière dont on souhaite communiquer avec le public. On sait peut-être mieux comment leur dire les choses désormais ...

C : Quelle est la plus belle salle dans laquelle vous ayez pu jouer, votre meilleur souvenir ?

Hakim : Pour moi ce qui reste l'événement le plus torride c'était au Sénégal. Jouer devant 20.000 personnes sans barrières ni service de sécurité c'est 'dangerous' !!! Mais c'est pas l'anarchie justement ... C'était un endroit qui pouvait contenir à tout casser 10.000 – 15.000 personnes. C'est inoubliable.

C : C'est aussi l'occasion de faire des rencontres ... Parlez moi des personnes qui sont en guest sur l'album ...

Aurélien : Pour te résumer rapidement ça s'est passé pour la plupart comme pour Tiken Jah Fakoly sur l'album précédent. La première, Lyricson, c'est une personne qu'on a rencontré sur la route et avec qui on a fait des concerts. C'est un type qu'on apprécie artistiquement. Pour nous c'est un espoir du Dance Hall français. Le morceau enregistré avec Omar Perry était prévu au départ pour le chanteur d'Asian Dub Foundation parce qu'on avait tourné avec eux. En fin de compte on a pas pu l'avoir mais Sam Clayton connaissait Omar Perry l'a alors appelé. Ca s'est fait assez rapidement puisque le morceau était prêt. Enfin pour Steel Pulse c'est venu d'une blague, on se demandait quelle participation pourrait tuer pour l'album d'après. On a cité Steel Pulse et ... Sam Clayton l'a appelé ! Ca s'est fait très simplement ...

C : Quand est-ce que Dub Incorporation « s'éclate » sur scène ?

Hakim : Sans prétention, tout le temps. Il y a des moments qui sont excellents. Par exemple quand pendant 4ans tu n'est pas retourné dans une ville et que la fois où tu reviens le public a grandi, a mûri, etc... Là, c'est un pur plaisir !
Aurélien : Tu vois ce soir, c'était vraiment bien. On ne connaissait pas trop le coin et on a vraiment vibré...


C : D'où tirez-vous l'inspiration de vos textes d'une manière générale ?

Aurélien : De nos expériences, de ce qu'on voit, de ce qu'on lit. Certaines personnes nous reprochent que l'album soit un peu triste. On parle de l'esclavage, de la dépression, de la France-Afrique , ... mais ce qui nous touche c'est ce qu'on a rencontré pendant qu'on était en studio. On a découvert la France-Afrique avec Tiken Jah fakoly, on a rencontré dans notre entourage des personnes avec des problèmes de santé mentale, etc... On a essayé de s'inspirer de tout ce qui nous touchait.

C : Est-ce qu'on peut vous considérer comme un groupe engagé ?

Aurélien : C'est évident. C'est un engagement qui n'est presque pas voulu. C'est quelque chose qui vient tout seul...

C : Jusqu'où peut aller l'engagement politique de l'artiste ? Est-ce que l'artiste peut dépasser son statut social pour devenir homme politique ?

Aurélien : On est tout à fait conscient qu'une chanson ne changera pas les choses. C'est ce qu'on dit dans la chanson « Never ». Après si une personne qui vient à notre concert peut repartir avec une idée, c'est une avancée. Avec une chanson tu ne peux pas donner une conscience politique. En plus, ce n'est pas notre but. Le but c'est de révéler des questions. Ce n'est pas démagogique. On n'a pas un public qui connaît forcément la France-Afrique ou la situation en Palestine. L'artiste qui devient politicien, je ne pense pas que ça soit très adapté. A mon avis, si tu passes dans le discours, tu deviens vite chiant. On essaye d'attirer les gens sans avoir recours au discours. C'est difficile de ne pas tomber dans le discours mais on ne cherche pas à imposer nos idées. Le but est dans la réflexion et pas dans le discours. Le discours fait partie du domaine politique. Après, poser la question de la militance, c'est quelque chose d'intéressant ...

C : Je pensais surtout à différentes personnalités qui se sont mises en avant pour certaines causes ...

Aurélien : Ah oui, de ce point de vu là, je pense que c'est notre rôle. C'est ce qu'on tient à faire. C'est notre rôle aussi d'artiste engagé. Mais pour moi ça ce n'est pas devenir politicien.

C : Est-ce que vous vous considérez comme des portes paroles d'une population ?

Aurélien : Je ne pense pas qu'on soit des portes paroles. Tout le monde a des expériences différentes. Hakim et moi nous sommes issus de l'immigration. On a un passé que beaucoup de gens ont et ces personnes se reconnaîtront peut-être dans nos paroles. Pourtant si tu regardes notre public, il n'est pas fait que d'arabes et de noirs, c'est aussi un public de blancs.

C : Et aux vues d'un public, qu'est ce que représente l'artiste pour celui-ci ?

Aurélien : C'est difficile à dire par ces temps de star academy... Ce que nous voulons représenter c'est le choix d'être artiste, d'être intermittent. C'est déjà être militant et s'engager dans la vie de tous les jours. Pour beaucoup de gens, être un artiste c'est être quelqu'un de croustillant, c'est être une star. Pour nous, c'est quelqu'un qui va de l'avant, qui essaye d'innover, qui enfonce des portes, etc...

C : Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Hakim : Dans deux semaines on attaque la tournée. On a une trentaine de dates sur 2 mois. Après un mois de repos on enchaîne sur un maxi et une tournée pour le promouvoir. On espère aussi un autre featuring avec Steel Pulse.

C : Préféreriez-vous que les jeunes filles du premier rang pleurent ou s'évanouissent en vous voyant ?

Hakim : Pour moi c'est plutôt du genre humain, c'est à l'évidence même de l'essence de la rose qui naît au fond de chacun. Et je ne saurais t'en dire plus ! (rires)
Aurélien : Pour moi, je veux qu'il y ait encore plus de monde et que tout le public s'éclate !

Un grand merci à Dub Incorporation et à Mathieu leur manager !

# Posté le mercredi 30 août 2006 07:38

Modifié le jeudi 27 septembre 2007 04:28

Interview de DUB INC' à l'Olympic à Nantes.

Interview de DUB INC' à l'Olympic à Nantes.
Du soleil avant l'heure avec Dub Incorporation
La Dub Incorporation a mis le feu à l'Olympic. Pour leur deuxième concert à Nantes, le groupe nous a littéralement propulsé dans l'univers chaleureux du reggae-dub. Portrait d'un groupe qui véhicule autant de bons sons que de messages d'espoir et de partage.

Vous avez déjà une certaine notoriété, comment en êtes vous arrivez là ?

Aurélien -chanteur- : « C'est une histoire qui dure depuis 7 ans. Dès les premiers concerts ont a été emballés et on a décidé de tout mettre en ½uvre pour y arriver. »
Jeremy -guitariste- : « D'un point de vue national on a du répondant depuis 2 ans. Notre dernier album et nos nombreuses tournées nous ont permis de décoller. Sinon dans notre région, le Rhône-Alpes, ça fait un peu plus longtemps. Dès la deuxième année à St Etienne, Lyon, Grenoble on remplissait les salles. Mais là, à Nantes c'est la première fois qu'on a autant de monde ».

Comment qualifiez vous votre musique aux divers mélanges ?

A : « C'est simplement notre sauce à nous de reggae moderne, avec nos influences, nos origines variées. On a envi de le faire ressortir en mélangeant ragga, dub, world-music, raï, funk, rap... »
J : « On est très ouvert et pas bloqué sur un style. Mais c'est vrai qu'on se retrouve tous autour d'une passion commune : le reggae-ragga. On a pas de barrières, au contraire on essaie de sortir des sentiers battus. »

Pourquoi avez vous choisi de vous appeler Dub Incorporation ?

J : « A la base en 1997, c'était une rencontre d'ami. Trois copains : une basse, une guitare, et une batterie. On se faisait un petit trio dub et assez vite on a eu envi de s'élargir, d'avoir un chanteur, un clavier, une deuxième guitare, des percussions. Le nom du groupe n'était pas en décalage avec ce que l'on faisait et ne l'est toujours pas aujourd'hui, même si on fait un peu de tout. On a cette manière de penser dub dans le son. On a un ingénieur du son qui travaille beaucoup sur les effets aussi bien en concert qu'en studio. »
A : « On compose aussi en fonction du boulot qu'il va pouvoir faire. Il fait vraiment parti du groupe et travailler avec le sonorisateur c'est vraiment quelque chose qui vient du dub. »

Vous composez également avec d'autres chanteurs. Comment vous êtes vous rencontrés ?

A : « Dès le premier album, Diversité, on a commencé à travailler avec d'autres artistes. On avait déjà rencontré Tiken Jah Fakoly lors de plusieurs concerts et il accepté de mettre sa touche à l'album. »

J : « On avait l'habitude de tout faire seul : on a notre propre studio et on s'auto - produit. Puis on a décidé de s'ouvrir à l'extérieur et de faire appel à un ingénieur du son, Sam Clayton qui travaille avec beaucoup de groupe de reggae. Grâce à lui on a pu rencontrer Omar Perry qui a accepté de participer à notre deuxième album, Dans le décor. Lyricson est, quant à lui, quelqu'un avec qui on avait fait pas mal de concerts et avec qui le feeling est tout de suite passé. On avait vraiment envi de faire ça avec lui et il a répondu présent. Et pour le troisième featuring de notre deuxième album, c'est encore grâce à Sam. Un jour il nous a demandé qui nous aimerions voir sur le disque et nous on lui a répondu Steel Pulse en rigolant. Et comme Sam le connaissait bien, 2 semaines après, David Hinds (de Steel Pulse), est venu chez nous à St Etienne pour enregistrer. »
A : « Ce qui est vraiment bien dans cette aventure c'est que nous n'avons jamais eu besoin de faire appel aux maisons de disque et donc au business. A chaque fois ces musiciens sont venus chez nous et c'était de vraies rencontres sincères. »

Et ce soir vous vous associez à Culcha Candela. Quelle est votre relation avec ce groupe berlinois ?

A : « Nos tourneurs ont décidé de faire un échange entre Culcha Candela et nous. Du coup Dub Incorporation est parti pendant quinze jours en Allemagne où nous faisions leur première partie. »
J : « Maintenant les rôles se sont inversés : ils sont en France et font notre première partie. Au départ on ne les connaissait pas mais nous avons rapidement sympathisé. Là encore il y a un véritable échange. Il faut les voir en concert car ils ont un sacré potentiel. »

Quelles sont les valeurs que vous défendez ?

A : «On essaie de prôner des valeurs d'échange, de dialogue et d'égalité. On aborde des sujets difficiles qui nous touche vraiment sans prétendre amener de réponses. Cela dans un esprit toujours positif car notre but n'est pas de faire déprimer, au contraire. Ce n'est pas toujours évident d'être pertinent. Nous essayons de toucher les gens sur de sujets sensibles tel que l'immigration, l'intégration..."

Y a t-il des sujets d'actualité qui vous inspirent ?

J : « La grippe aviaire...(rires). Non plus sérieusement, l'embrasement des banlieues est un sujet qui nous a vraiment touché. C'était terrible et logique vu comment certains politiques parlent aux gens. Ce qui était choquant c'est de voir autant de mépris. On parle immédiatement de répression avant de comprendre et de discuter. Alors forcément ça fini dans la rue. »
A : « La prochaine grande question d'actualité ça va être les élections présidentielles de 2007. J'espère que les gens vont réagir. Il faut vraiment que ça change parce que là tout le monde ramasse. Il suffit de regarder ce qui se passe au niveau des intermittents du spectacle : notre exception culturelle française s'envole. On ne nous laisse plus grand chose. »

Comment envisagez vous l'avenir du groupe ?

J : « Là on tourne encore pendant 6 mois avec notre dernier album et en 2007 on songera sans doute à un nouvel album. Pour l'instant ça fait un mois qu'on est parti de chez nous et ça l'fait !"

Dub incorporation, tout comme Culcha Candela, sont de véritables bêtes de scène qu'il faut impérativement découvrir. Un invité surprise, Wakad (chanteur nantais de reggae) a également complété la dub Inc pour notre plus grand plaisir. Leur esprit d'échange et leur énergie nous transporte aux quatre coins du monde. Selon eux il faut « mélanger toutes les origines, toutes les générations, toutes les nations ». Fidèle à cette philosophie, ces 2 groupes ont prouvé que l'unité est la plus riche des recettes. . .

Solenne Legeay –14 mars 2006- souce VACARM ICI.

# Posté le mercredi 30 août 2006 14:32

Modifié le jeudi 27 septembre 2007 04:29

Interview de DUB INC' au Festival de la Meuh Folle à Alès en 2006.

Interview de DUB INC' au Festival de la Meuh Folle à Alès en 2006.
C'est en 1997, dans la ville de St Etienne que le groupe commence à germer. Dub Incorporation vient clôturer le festival, avec un public toujours aussi en forme...

Interview Dub Incorporation par Thania:Aurélien (chanteur)

Qu'est-ce que ça vous fait de savoir que vous faites partie de la grande famille française du dub de qualité?

On ne se sent pas vraiment partie intégrante de la scène dub française, ce qui ne nous empêche pas par ailleurs de respecter les groupes tel que le Peuple de l'herbe, Ezekiel etc. Aujourd'hui je pense pas qu'on puisse dire qu'on appartient à cette grande famille, même si le nom porte à confusion. Mais le nom qu'on s'est donné au début était Dub inc', on a pas voulu en changer. En tout cas, on est content de faire partie de la scène française.

D'une manière générale, vos chansons sont marquées d'une prise de position politique, est-ce pour vous une necessité d'avoir ce discours politique dans la musique?

Pour moi, c'est pas « politique » au sens propre ce qu'on fait. On ne compte pas faire de la politique à tout prix. C'est d'abord un acte citoyen je pense que de parler de tels sujets. Ce sont en général des sujets qui nous touchent, parce-que vécus personnellement, directement ou indirectement, qui nous tiennent à c½ur dans tous les cas. Avant tout, c'est de l'histoire humaine qu'on raconte. Mais je comprends qu'on puisse nous reprocher parfois d'être trop « politique », mais on ne fait pas exprés, les sujets viennent naturellement.
C'est d'abord une manière de donner notre position à nous, en tant qu'individu, c'est juste ce qui découle de notre vécu. Ma copine par exemple s'est faite virer d'un CNE, il était donc naturel pour moi de parler du CPE et de tout çà.
On est toujours conscient de ce dont on parle, mais ça ne s'inscrit pas dans une volonté propre.
De toutes façons, même quand on veut faire léger on y arrive pas!

Comment le groupe s'est-il formé?

En 98, tous ensemble, on a eu envie d'aller plus loin. On se connaissait déjà, le groupe est né à St Etienne, on a fait des petits concerts comme çà, et on a eu envie de continuer, on a senti qu'on pouvait faire quelque chose. Et puis on a sorti notre premier album. Mais c'est avant tout une histoire de rencontre, de partage. On a tous des personnalités très différentes, des goûts musicaux différents aussi, mais c'est cette pluralité qui a donné naissance à ce groupe tel qu'il est aujourd'hui. Et oui, ça fait déjà 8 ans...

Qu'est-ce que tu écoutes en ce moment? Quel est ton « disque de route » ?

Au sein du groupe, les influences sont très différentes, mais y'a toujours un truc qui nous rassemble, par exemple, en ce moment ce qu'on écoute dans le camion c'est le dernier des « Groundation ». Sinon moi personnellement j'écoute beaucoup de hip hop.

Sinon, des projets, une tournée qui se poursuit ?

Oui, une tournée qui n'est pas finie, avec notamment des passages à l'étranger, en Allemagne par exemple, et d'autres prévus cet été en Hongrie ou au Portugal. On terminera vers le mois d'octobre ou novembre.

Merci de nous avoir accordé ces quelques minutes après un concert épuisant.
A voir absolument !

Gallerie photos du concert ICI.

Site www.sortir-k-montpellier.com ICI.

# Posté le mercredi 30 août 2006 14:59

Modifié le jeudi 27 septembre 2007 04:29

Présentation d'Omar PERRY.

Présentation d'Omar PERRY.
Fils du légendaire Lee Scratch Perry et ex-Upsetter Junior, Omar Perry a grandi au milieu du gotha rasta jamaicain.

Depuis sa premiere performance belge en 1999, la réputation d' Omar Perry n'a cessé de croitre chez nous (où il s'est installé) et audelà (en France, au Pays-Bas, ...).

On a d'ailleurs pu l'apprécier en premiere partie de Horace Andy (Massive Attack), Mad Professor ou encore Asian Dub Foundation pour ne citer qu'eux. Il s'est également distingué à Dour et Couleur Café.

Il apparait aussi comme MC sur les albums de Earl 16 (Dreadzone/Leftfield) et de Ghetto Priest (On U Sound) et dans le cadre des Golden Throne Sessions du VK, dont il est le concepteur (sessions destinées à découvrir les talents reggae/ragga de Belgique).

Capable du meilleur comme de l'encore plus fort, Omar Perry sortira bientot son premier album.

Album qui, vu les prestigieuses collaborations (Adrian Sherwood, Earl 16, Mafia & Fluxy, Mad Professor, Ruff Cutt Band, ...) prouvera qu'en digne héritier de son pere, Omar Perry mérite aussi la lumiere.

Son premier single Rasta Meditation , sorti en septembre 2003 sur un des labels d'Adrian Sherwood, est déjà collector. Accompagné sur scene par Deep Culcha, l'un des meilleurs groupes roots & culture du pays, Omar Perry nous permettra de tracer sans mal une sublime ligne, ... vert, jaune et rouge.

# Posté le jeudi 31 août 2006 02:45

Modifié le jeudi 27 septembre 2007 04:30

Présentation de David HINDS ( STEEL PULSE ).

Présentation de David HINDS ( STEEL PULSE ).
Steel Pulse est probablement un des groupes de reggae les plus appréciés en France. Il faut dire que leur « Live at l'Elysée Montmartre » fait partie des classiques pour de nombreux amateurs de roots reggae. Formé en 1975 par des adolescents du ghetto d'Handsworth à Birmingham, Steel Pulse fut tres largement inspiré à l'époque par Bob Marley & the Wailers.

Composé au départ de David Hinds, au chant, à la guitare et à la composition, Basil Gabbidon à la guitare et dans les cheurs, et Ronnie McQueen à la basse. Ils furent rejoints par le batteur Steve Nisbett, par le clavier Selwyn Brown, le percussionniste Alphonso "Fonso" Martin, et le chanteur Michael Riley.

Le groupe émergea à une époque difficile en Angleterre. Les conditions de vie désastreuses d'une grande partie de la population participerent à l'émergence du mouvement punk mais également à l'explosion de groupes de reggae. Il faut d'ailleurs préciser que ces types de musiciens, loin de s'ignorer allaient travailler ensemble lors de grandes manifestations populaires contre le racisme notamment.

Leur premier album « Handsworth Revolution » fut le gros succes reggae de 1978. Ils avaient sorti auparavant deux singles « Kibudu, Mansetta and Abuku » et « Nyah Love » sur les labels indépendants Dip et Anchor. Ceux-ci n'avaient pas rencontré leur public, mais les Steel Pulse avaient persévéré jusqu'à signer chez Island, sur les recommandations de Burning Spear, pour le titre « Klu Klux Klan » qui devait etre le premier morceau de l'album « Handsworth Revolution ». Un carton comme nous le disions. Un an plus tard ils sortent leur album « Tribute to Martyrs ».

Apres quelques problemes relationnels avec Island, notamment en ce qui concernait leur plan de carriere, notamment parce qu'ils avaient perturbé leur public avec un morceau plus léger, « Caught You », ils rejoignent Elektra pour qui ils sortent « True Democracy » en 1982. On ne peut pas dire que l'album qui suit « Babylon the Bandit » soit la meilleure période du groupe (mais les couleurs et les gouts de ne se discutent pas). Ils évoluent entre son pop, reggae parfois un petit peu trop commercial. Les fans jugeront.

Leur « State of Emergency » sort, chez MCA cette fois-ci, en 1988. La recette est la meme : le roots reggae n'est pas forcément au rendez-vous. Mais c'est avec Rastafari Centennial qu'ils enregistrent en live à l'Elysée Montmartre qu'ils reviennent sur le devant de la scene reggae. Le live est tout simplement l'un des meilleurs du genre : textes engagés, instrumentaux massifs, voix envoutantes. Ils seront d'ailleurs nommés aux Grammy Awards. Comme quoi, parfois les Américains ont du gout.

Ils enchainent en 1994 avec « Vex », qui lui aussi est dans la veine roots du groupe. Ils ont sortis depuis quelques compilations et Live.
On vous conseille à ce propos d'aller les voir s'ils passent pres de chez vous car Steel Pulse est vraiment un groupe dont on apprécie toutes les qualités en concert.

# Posté le jeudi 31 août 2006 14:36

Modifié le jeudi 27 septembre 2007 04:30